Route des Grandes Alpes – 1ère partie

Route des Grandes Alpes – 1ère partie

13 juillet 2016 0 Par pierre

Bonjour !

Alors oui, ça y est, j’ai réalisé ce road-trip qui me tenait  tant à coeur: parcourir la Route des Grandes Alpes en moto (voir mon article précédent sur la présentation de ce road-trip). Et c’était tout simplement génial !  😀

J’ai donc eu le bonheur de parcourir certaines des plus belles routes de montagne en Europe et de franchir les cols routiers les plus haut des Alpes, accompagné d’Ancelin, un ami motard, aussi fou passionné que moi pour parcourir 2500km en 5 jours sans broncher. Et voici un petit compte rendu de ce voyage unique.

Jour 1

Moi sur ma Ducati 848 evo corse, et lui sur sa Suzuki 750 GSR, nous avons donc pris la route, le lundi 23 juin 2015 au matin, depuis les environs de Versailles pour rallier notre première étape: Sospel.

L’objectif est clair, nous devons avaler près de 1000km d’autoroute dans la journée jusqu’à Menton, puis attaquer notre tout premier col alpin, le col de Castillon, qui culmine à une altitude de 728m, afin de rejoindre notre gîte réservé à Sospel.IMG_1822

La Route des Grandes Alpes débute à Menton, au niveau de la mer Méditerranée et grimpe rapidement dans les terres, via le col de Castillon jusqu’à Sospel.

La liste des affaires à emporter à été dressée, nous emportons le minimum nécessaire dans nos sacoches, le maximum nécessaire d’équipements de protection sur nous, et après une dernière cigarette pour Ancelin, on enfourche nos motos direction l’A6. Le fond de l’air est frais et le temps maussade, mais nous avons la chance de ne pas avoir de pluie.

Après un premier arrêt « péage/clope/toilettes » (un combo qui va nous suivre tout au long de notre séjour avec sa variante « plein d’essence/clope/toilettes »), nous enquillons la route jusqu’à la pause déjeuner. L’autoroute est morne et fidèle à elle même, il n’y a rien à raconter de ce côté là. Nous sommes tous les deux équipés d’un système de communication audio Scala Rider sur nos casques, et si nos deux modèles de ce système ne sont pas compatibles entre eux pour une communication moto à moto, nous pouvons au moins écouter de la musique depuis nos smartphones, en bluetooth pour moi et avec un cable jack pour Ancelin. On reviendra sur ce point un peu plus tard. Donc même si la route est sans intérêt, la musique vient égayer nos coeurs, et occuper nos esprits.

A midi, le soleil décide de se montrer, et à notre plus grand bonheur, ne nous quittera plus du séjour. J’en profite alors pour faire officiellement la première photo du séjour pendant qu’Ancelin appelle sa dulcinée:

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Le repas ne sera pas gastronomique ce midi là, on se contentera des « clubs sandwich » de l’aire d’autoroute.

Nous repartons sans trainer plus que nécessaire, juste assez pour se dégourdir les jambes, se remplir le ventre, laisser refroidir les mécaniques et s’aérer un peu l’esprit.

Nous continuons notre route vers le sud-est sans discontinuer, et une fois passé Lyon, la chaleur nous accable. Ce jour-là, il n’y avait plus un souffle de vent, et une température avoisinant les 35°C.

Et puis voici venir l’anecdote de la journée, un péage aux alentours de Valence, Ancelin qui le franchit avant moi, et quand je le franchit à mon tour j’ai perdu sa trace. Je décide de continuer sur l’autoroute pensant à tort qu’il m’a devancé et qu’il roule tranquillement le temps que je revienne à sa hauteur. Hors lui même pendant ce temps là, m’attend sur l’aire de repos attenante au péage. Ne me voyant pas venir, il se décide à m’appeler, je prends l’appel (merci le kit bluetooth), on comprends alors notre malentendu et on convient que je m’arrête à la prochaine aire, le temps qu’il me rattrape. Mais quels boulets…  😆
Je profites du délai pour écouter les cigales qui chantent à l’ombre des pins. Ca sent vraiment les vacances. Mais une fois qu’il m’a rejoint, il s’aperçoit qu’il a égaré son câble jack qui relie son téléphone à son kit com. Dans sa précipitation pour me joindre, il a du l’oublier sur la précédente aire d’autoroute… Je me sens en parti responsable de ce malheur, et après avoir envisagé de faire demi-tour pour aller le chercher, nous renonçons, il nous reste encore beaucoup de route à parcourir et la journée est déjà bien avancée. Tant pis. Du coup, Ancelin ne peut plus écouter sa musique sur son kit com, la connexion bluetooth entre son smartphone et son kit com posant quelques soucis d’appairage. Dur pour lui 😥

On trace toujours la route, arrivé à Orange on bifurque sur l’A7 puis l’A8 direction Nice. Cette autoroute, après Nice, à la particularité intéressante de posséder un péage tous les 2 kms, à quelques euros, c’est assez frustrant de devoir s’arrêter à chaque pont ou chaque tunnel emprunté. Nous avions eu l’idée de bifurquer sur le Rocher de Monaco, pour emprunter la route de la côte jusqu’à Menton mais fatigués par ce trajet, les fesses endolories et la chaleur étouffante nous font vite renoncer.

Enfin voilà Menton, c’est le début de soirée, il fait un temps magnifique, nous nous posons en terrasse d’un bar sur la plage pour décompresser. La partie la plus pénible de ce trajet est maintenant derrière nous. Le reste ne sera que du pur plaisir.

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On en profites pour faire quelques photos, qui auront été rares ce premier jour, tout en sirotant une bière.

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Ancelin savoure cette pause bien méritée.

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Moi, tellement flemmard que je n’ai pas enlevé ma dorsale…

Mais la journée n’est pas finie. Car Menton étant Menton, les prix des nuits d’hébergement sont particulièrement hauts en ce début d’été. Nous avions donc trouvé un gîte à Sospel à 20km dans les terres et déjà à 700m au dessus du niveau de la mer où nous nous situons. Le nom du département « Alpes-Maritimes » n’est vraiment pas volé. J’appelle le gîte pour les prévenir d’une arrivée plus tardive que prévue.

Après ce gros break, qui nous dépayse totalement, nous repartons tranquillement, la nuit tombant très vite, et nous rejoignons Sospel dans la pénombre du couchant, sur une route de montagne sinueuse que nous ne connaissons pas, après 10h de routes droites comme un I. Nous n’en menions pas large. Deux routes s’offraient alors à nous, une qui monte jusqu’au Col de Castillon qu’il faut franchir pour redescendre un peu jusqu’à Sospel, une autre avec un mini-tunnel qui perce la montagne, plus directe et nous évite le col. Nous prenons la seconde route, ne voulant pas tenter le diable.

Enfin nous voilà arrivés à Sospel, très jolie petite ville typiquement provençale. Le gîte est super, nous pouvons y garer nos motos dans un garage fermé. On y découvre que nous ne sommes pas les seuls motards à dormir ici cette nuit-là, vu le nombre de deux-roues stockés, il y a même des cyclistes.

Le repas compris dans la formule du gîte est digne d’un bon restaurant. Et les chambres dortoirs sont tout à fait correctes. Nous nous effondrons sur nos lits respectifs, le sommeil n’aura pas été long à venir ce soir là. Nos rêves se remplissent de virages sinueux et de grands dénivelés.

Demain notre road-trip commence vraiment.

A suivre…

Informations diverses

Route parcourue ce 1er jour:

Yvelines -> Sospel avec un saut par Menton = 995km

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Adresses recommandées:

Hôtel des Etrangers à Sospel voir leur site http://www.sospel.net/